Qu'est-ce que l'AIP ? De quelle manière aide-t-elle la vie des seniors en maison de retraite ?

L’anatomopathologie en clair, en profondeur, en avance.

Qu'est-ce que l'Académie Internationale de Pathologie ?

L'Académie Internationale de Pathologie, ou AIP, a pour objectif premier de mener une étude sur l'anatomie pathologique et d'étendre les connaissances sur cette dernière, qu'elle soit humaine ou animale. Cette Académie fut créée en 1906 en Amérique du nord, et s'appelait au départ "The International Association of Medical Museums". Plusieurs divisions se trouvent dans le monde, celle au Canada étant la plus importante. En France, la fondation de l'AIP a vu le jour en 1975, elle est composée de plusieurs médecins anatomopathologistes et compte aujourd'hui près de 1200 membres. De nombreux séminaires sur la santé y sont organisés, autant que des ateliers, et du contenu en rapport avec ces derniers est publié chaque semestre sur leur site internet. L'AIP française peut également organiser des Journées de Formation Continue, les Assises de Pathologie à Toulon et le Carrefour Pathologie, qui se déroule à Paris. Pour 2022, le site de l'Académie Internationale de Pathologie s'engage à publier 4 revues sur la santé, sur chaque étude menée, en plus de mettre au service de chacun de nombreuses et diverses formations aux formats variés. Ces dernières concernent la prévention de la pathologie placentaire, la maladie d'Alzheimer, les tumeurs, les micro-carcinomes papillaires, le cholangiocarcinome, la pathologie fonctionnelle et hyperplasies de l'endomètre, la pathologie mammaire, la pathologie testiculaire, la pathologie tumorale du col utérin, les carcinomes du rein, la tumeur du sein, etc. De quoi en apprendre davantage sur ces pathologies, pour comprendre au mieux leur fonctionnement. Il est possible de devenir membre de la fondation française, sur leur site internet. En adhérant à celui-ci, un service d'accès à chaque bulletin annuel sur la santé, à la totalité des informations pour chaque étude menée, au portail des lames virtuelles, à tout bonus pédagogique, sur la prévention, et d'autres encore vous sera délivré. Titulaire d'une profession médicale, en cours de formation, sans connaissance spécifique ou ayant simplement à cœur d'aider cette fondation Internationale de Pathologie ; n'importe quelle personne qui porte un intérêt pour l'anatomie pathologique peut en devenir membre.

Quelles connaissances l'Académie Internationale de Pathologie a apporté sur la maladie d'Alzheimer ?

Le cerveau ne cesse d'attiser la curiosité, depuis le début des recherches menées sur l'anatomie. Organe complexe, utilisé en partie par chaque être, il ne cesse de fasciner, d'interroger. L'encéphale tient cette place centrale, à l'origine de toute cohésion, de toute pensée. Dans cette visée, il paraît donc logique de se demander si l'entretien du fonctionnement cérébral pourrait permettre d'éviter les pathologies et améliorer la santé de chacun. La maladie d'Alzheimer emprunte ce nom en 1910, donné par Kraepelin, suite à l'étude de différents cas depuis les années 1901. Tous les patients en vie présentaient les mêmes symptômes concernant leur état de santé, troubles de la mémoire, désorientation temporelle et spatiale, difficultés de langage, etc. Tous les individus avaient un âge variant entre 37 ans et 62 ans. Dès lors, la maladie d'Alzheimer est considérée comme une pathologie présénile, puisque l'âge moyen des patients fut évalué aux alentours des 52 ans. Elle est donc plus présente dans cette population en phase de vieillissement. En 2021, un article rend compte d'une étude post mortem menée sur 74 centenaires, de toute origine sociale, ayant chacun passé des tests en hôpital. Le but était de voir si l'état de santé de cette population était altéré par une maladie dégénérative. Sur ces 74 seniors, 14 ont été autopsié, pouvant alors détailler le cerveau de chaque senior. Quatre de ces seniors ne présentaient aucune démence, contre six avec un niveau plus variable. Deux étaient considérés sur un faible niveau de dégénérescence, et les quatre derniers présentaient les signes de la maladie d'Alzheimer, seulement, deux d'entre eux ne présentaient aucun signe de cette maladie d'un point de vue clinique lorsqu'ils étaient en vie. Et ce sont justement ces deux seniors qui soulèvent d'autres questions, ce qu'ils nomment la "réserve fonctionnelle". C'est-à-dire que malgré la présence de cette pathologie dans le corps humain, l'expression fonctionnelle est retardée, les laissant physiquement en pleine santé. Ainsi, la corrélation auparavant évidente entre le constat clinique et celui organique est remise en cause par chaque fondation. Cependant, très peu de sujets furent étudiés, ce qui ne permet pas de poser un diagnostic stable et fiable sur cette maladie compliquée qu'est celle de l'Alzheimer, même sur cette population en vieillissement.

Comment l'Académie Internationale de Pathologie facilite la vie des seniors en maisons de retraite ?

Avant l'étude précédemment citée, une autre plus connue et plus ancienne fut menée en 1997 auprès de 678 sœurs ayant un âge entre 75 et 103 ans. Le cas de "sœur Mary" est de loin le plus médiatisé, décédée à l'âge de 101 ans. Jusqu'à la fin de sa vie, sœur Mary était en pleine santé et a obtenu des résultats élevés face à tous les tests cognitifs qu'elle passait, en hôpital ou non. Pourtant, son autopsie post mortem a révélé de nombreuses dégénérescences au niveau du cerveau, connues comme symptomatiques de la maladie d'Alzheimer. Ces surprenants résultats sont pourtant loin d'être les seuls, de nombreuses autres études visant à comparer les symptômes cliniques durant la vie des patients, et psychopathologiques ont révélé que la concordance de ces deux faits n'est pas toujours présente, même chez cette population en phase de vieillissement. La première constatation qui ressort alors de ces études est que la maladie d'Alzheimer ne peut, avec nos connaissances actuelles, pas être prévenue. Seuls les signes cognitifs lors de la vie des seniors, pertes de mémoire, difficultés de langages et autres symptômes peuvent signifier la présence de cette pathologie, au cours de leur vieillissement. En revanche, grâce aux nombreuses études menées au fil des années par chaque fondation, notamment par l'Académie Internationale de Pathologie, les symptômes de la maladie d'Alzheimer sont connus et la prévention devient plus courante. De ce fait, dans le service des maisons de retraite, s'occuper des résidents en perte d'autonomie et dont la vie sociale bascule, puisqu'atteints par cette maladie, semble peu à peu moins complexe. S'il est plus facile de prévoir les symptômes de la maladie d'Alzheimer, il est également plus aisé de les appréhender. Des structures sécurisées au sein des maisons de retraite peut éviter tout problème de désorientation, pour le résident. Des activités adaptées à leur nouvelle santé, visant à maintenir et entretenir l'autonomie malgré leur vieillissement, sont également mises au service par les aidants, dans les EHPAD. De plus, une plus grande compréhension de la maladie d'Alzheimer peut aider le personnel médical dans le traitement de cette dernière, au sein de chaque maison de retraite. Tous les aidants, médecins, aides-soignants et autres peut suivre une formation sur ces pathologies, Alzheimer ou d'autres maladies neurodégénératives, grâce à l'Académie Internationale de Pathologie. Mieux appréhender la maladie, c'est gagner en temps auprès du patient en EHPAD, et potentiellement augmenter la qualité de vie, sociale ou non, de ce dernier. De plus, si la maladie d'Alzheimer est mieux appréhendée, le résident pourra se sentir plus à l'aise, moins perdu dans une maison de retraite. Être auprès d'aidants capables de le comprendre ne pourra que l'aider dans cette nouvelle étape de la vie.

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